Démographie médicale : situation dégradée et nouvelles aides en Loir-et-Cher

SWEET FM
Le Loir-et-Cher compte de moins en moins de médecins
Crédit : Michal Jarmoluk / Pixabay

4 décembre 2020 à 14h38 par Emilien Borderie

L'Agence régionale de santé de Centre-Val-de-Loire annonce, ce jeudi 3 décembre, avoir révisé ses cartes de zonage destinées à accorder des aides à l'installation de professionnels de santé pour faire face au très inquiétant problème de la désertification médicale. Le département de Loir-et-Cher est particulièrement concerné.

Cela fait environ trois ans que des aides publiques, notamment fiscales, existent pour favoriser l’installation ou le maintien des professionnels de santé dans les secteurs les moins avantagés en la matière : "Quelques évolutions favorables ont été constatées mais également une situation de l’offre qui s’est dégradée sur certains territoires" reconnaît l’Agence régionale de santé de Centre-Val-de-Loire, qui a donc été amenée à revoir sa cartographie en fonction des nouvelles tensions constatées sur le terrain.

De nouvelles aides pour le Vendômois et la Sologne

Après l’Eure-et-Loir qui en a "perdu" vingt-quatre sur la période analysée, le Loir-et-Cher est le département le plus durement frappé par le phénomène de la désertification médicale en Centre-Val-de-Loire, avec un solde négatif de douze praticiens généralistes entre 2017 et 2020 -essentiellement dû à des départs à la retraite-. Six bassins de vie y passent donc en "zone d’action complémentaire régionale" : Bracieux, Lamotte-Beuvron, Le Controis-en-Sologne, Mer, La Chaussée-Saint-Victor et Vendôme, ce qui représente environ 125 000 habitants.

50 000 euros attribués pour une installation nouvelle

Quel est l’intérêt, concrètement, de cette nouvelle catégorie de territoires sous dotés médicalement ? "L’ARS attribuera dans ces zones une aide financière à l’installation d’un montant identique à celle qui est en vigueur dans les zones d’intervention prioritaire, dès qu’un projet d’installation d’un médecin, quelle que soit sa spécialité, en maison de santé ou autre, se concrétisera" répond-on. 50 000 euros sont par exemple prévus pour tout nouveau médecin, bonifiés de 2 500 euros s’il y a collaboration en libéral avec un hôpital de proximité.