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Des tisanes bio et sarthoises

15 janvier 2020 à 10h04 Par Noëlline Garon
Bérengère Hamon dans son atelier à Malicorne-sur-Sarthe
Crédit photo : Noëlline Garon

Une productrice de tisanes bio a lancé son activité en mars 2019 à Malicorne-sur-Sarthe. Bérengère Hamon s’est installée à la ferme de la Ménagerie.

A Malicorne-sur-Sarthe, Bérengère Hamon a lancé en mars dernier à la ferme de la Ménagerie son activité de tisanes bio. Sur sa parcelle, elle cultive du romarin, de la camomille et autres herbes et aromates : "J’ai une trentaine de variétés, et je m'alimente aussi en plantes sauvages" souligne-t-elle. Les producteurs de tisane en Sarthe, biologiques de surcroît, se comptent sur les doigts de la main. Bérengère Hamon admet que la plus grande difficulté quand on veut se lancer, c’est de trouver des terres : "Ce qui peut freiner parfois, c’est l’accès au foncier. J’ai la chance d’avoir pu m’installer dans cette ferme, aux côtés notamment d’un maraîcher et d’un boulanger" détaille l'intéressée. Les exploitants organisent d’ailleurs un marché au sein-même de l'exploitation tous les vendredis soir pour valoriser leurs produits.

Tout faire de A à Z

Désireuses de maîtriser l'ensemble de sa chaîne, Bérengère Hamon s’occupe de toutes les étapes. Et cela donc va des semis à la récolte en passant par le séchage des différentes plantes qui entrent dans l'élaboration des tisanes : "Elles sont entreposées pendant au moins deux jours, à l’abri de la lumière pour éviter que les feuilles et fleurs noircissent", explique notre passionnée. Une fois séchés, ces végétaux sont conservés dans des sacs en papier kraft avant d’être utilisés dans les différentes recettes de tisanes. Pour sa première récolte, Bérengère Hamon a produit une cinquantaine de kilos : "C'est un très bon départ, mais dans les mois qui viennent, je souhaite augmenter le rendement" glisse-t-elle.

Un prix calculé au plus juste

Bérengère Hamon propose des sachets d'une contenance de 30 grammes au prix unitaire de 5 euros, un tarif qu’elle ne juge pas exorbitant : "Quand on fait tout de la récolte à la commercialisation ça me semble juste, voire pas encore suffisamment valorisé par rapport à tout le temps passé. Mais quand on est habitué à consommer des tisanes produites de façon industrielle, je reconnais que ça peut sembler un peu cher" poursuit la productrice. Précisons que si l'heure est encore aux sacrifices, l'objectif à terme est évidemment de pouvoir se dégager un salaire avec son activité.

Reportage Noëlline Garon