Info Loir-Et-Cher

Domicilié à Blois, poursuivi pour "apologie d’acte terroriste"

25 octobre 2020 à 17h48
A Blois, le palais de justice

Un garçon de 22 ans, natif de Russie et originaire de Tchétchénie, a été arrêté à son domicile de Blois. Sur internet, il avait approuvé la décapitation de Samuel Paty.

C’est le fruit des investigations d’une cyber-patrouille, au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine : sur le réseau social Twitter, les gendarmes de Loir-et-Cher se sont intéressés aux écrits laissés par un utilisateur sous pseudonyme, qui avait notamment "liké" une photo de la victime décapitée. Identifié avec l’aide des enquêteurs de la section de recherches d’Orléans, il a été interpellé à son domicile, à Blois : âgé de 22 ans, d’origine tchétchène, il avait déjà été condamné, alors mineur, pour avoir fait l'apologie de la tuerie perpétrée contre les caricaturistes de Charly Hebdo.

Des armes découvertes

Lors de la perquisition réalisée chez l’intéressé, "de nombreuses armes, cartouches, et couteaux ont été découverts" indique Frédéric Chevallier, procureur de la République de Blois, avant de préciser que la saisie du matériel informatique présent a permis "de mettre en lumière des échanges et des écrits pouvant caractériser des actes d'apologie"... que le jeune homme a niés, "minimisant la portée de ses écrits, assurant ne pas se souvenir de tout, contestant toute radicalisation et parlant d'incompréhension sur le sens de ses commentaires".

L'enquête se poursuit

L’individu a été déféré dans la matinée de ce dimanche 25 octobre devant le magistrat du parquet de permanence de Blois, qui a ouvert "une information judiciaire du chef d'apologie d'actes terroristes aggravée par la circonstance que ces faits ont été commis en utilisant un service de communication au public en ligne" explique-t-on. Mis en examen, il a été placé en détention provisoire. L’enquête se poursuit, et pourrait aboutir à l’interpellation d’autres personnes en lien avec le premier mis en cause. Les faits reprochés peuvent être punis d’une peine allant jusqu’à sept ans de prison.