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En Mayenne, 200 chiots passent "d’un enfer à un autre !"

08 avril 2019 à 20h04 Par Jonathan Lateur
Crédit photo : Fondation 30 Millions d'Amis

Suite à la liquidation judiciaire d’un élevage canin basé à Cossé-le-Vivien, 200 chiots de race qui devaient d’abord être vendus aux enchères ont été finalement cédés à un seul et unique acquéreur venu de la Marne. La Fondation 30 Millions d’Amis s’indigne.

Ils sortent les crocs. Les défenseurs de la cause animale montent au créneau après la vente de 200 chiots de race en Mayenne. Ces Shih Tzu, Yorkshire, Chihuahua, Jack Russel et autres Golden Retriever appartenaient à un élevage canin basé à Cossé-le-Vivien dont la justice a mis fin à l’activité le 4 mars dernier. Après avoir un temps envisagé de vendre les petites boules de poils aux enchères, l’administrateur judiciaire -devant la polémique suscitée par cette annonce- a préféré céder l’ensemble du "cheptel" à un seul et unique acquéreur venu de la Marne : "C’est ubuesque, grotesque et triste. On annule effectivement la vente aux enchères, et au lieu de les vendre par lots, on trouve un seul repreneur qui est un autre élevage mais cette fois-ci de 800 chiens, c’est-à-dire une véritable usine à chiens" s’emporte Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis.

Un "élevage-usine"

L’élevage qui s’apprête à recevoir les chiots "Les Marais de Courmont" disposerait d’un agrément d’hébergement pour plus de 800 animaux et proposerait à la vente pas moins d’une trentaine de races différentes de chiens : "J’exige de savoir ce que les animaux vont devenir pour qu’on mette en lumière ce que c'est que ces élevages-usine. Montrer comment on stocke ces chiots dans des espèces de boîtes en plastique. Le principe de ces élevages, c’est de faire de la surproduction de bébés dans l’espoir que sur 200 il en reste 30 qu’on va vendre à 2 ou 3 000 euros, mais on ne sait pas ce que deviennent les autres" poursuit Reha Hutin. Si comme le réclamait cette militante, le Tribunal de Grande Instance de Laval a refusé de lui confier gratuitement les chiens, 104 d’entre eux ont malgré tout pu être écartés de la vente pour des raisons de santé ou parce que leurs papiers n’étaient pas conformes.