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Gens du voyage : la mairie de Selles-sur-Cher s'énerve

27 octobre 2020 à 09h57 Par Nicolas Terrien
A Selles-sur-Cher, le parking de l'ancien supermarché
Crédit photo : Google

"Les élus disent stop au pacifisme" : le ton du communiqué de presse à en-tête de la ville en dit long sur l’état d’exaspération de la municipalité de Selles-sur-Cher face aux occupations illégales sur le territoire communal.

Cent jours après l’accession à la mairie de Stella Cocheton et de son équipe, le ton se durcit à l’encontre des gens du voyage. La raison ? L’occupation récente par plusieurs caravanes "entrées par effraction" sur le parking de l’ancien supermarché Colruyt, rue de Romorantin, ce qui "sonne le glas du pacifisme à Selles-sur-Cher". La municipalité a déposé une plainte à la gendarmerie et a émis une notification d’expulsion sous un délai de 48 heures. Depuis, "personne ne bouge, ni du côté des occupants illégaux, ni du côté des autorités compétentes" tonnent les élus en exigeant l’évacuation immédiate.

Des premières décisions fortes

La ville de Selles-sur-Cher prévient : "Nous engagerons des actions durables qui permettront de trouver un juste équilibre entre fermeté et dialogue". Certaines démarches sont déjà annoncées, comme la remise à plat des prérogatives du Centre communal d’action sociale. Ainsi, à partir du 2 novembre, aucune nouvelle domiciliation ne sera acceptée, et celles qui ont déjà été contractées seront transférées à "Tzigane Habitat", de même que toutes les démarches effectuées ou amorcées à ce jour par le CCAS. Pour autant, la ville se dit prête à engager le dialogue, mais prévient que d’autres décisions pourront être prises.

Aire d’accueil saturée

La ville dispose évidemment d’une aire d’accueil destinée aux gens du voyage, mais qui, au fur et à mesure du temps, est passée de la fonction d’aire de passage à celle d’aire de sédentarisation. "Sa gestion et son fonctionnement ne sont plus acceptables en l’état" affirme la municipalité, d’autant que la capacité d’accueil est largement dépassée. "Par conséquent, les élus demandent expressément au prestataire d’avoir un suivi plus rigoureux et de revenir à un nombre acceptable de caravanes sur cette dernière".