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Le Mans : deux cèdres centenaires en moins

15 mars 2018 à 15h54 Par Emilien Borderie
Crédit photo : Crédit photos : association "Patrimoine Environnemental Menacé"

Les deux imposants cèdres qui trônaient à proximité de la cité administrative, au Mans, ont été tronçonnés ces 28 février et 1er mars. Les défenseurs de la nature en ville s'offusquent.

Si la destruction annoncée de la cité administrative, à l’angle des rues Chanzy et Victor-Hugo au Mans, a fait l’objet de nombreux relais médiatiques, l’élimination des deux immenses cèdres qui se trouvaient derrière ce vieux bâtiment désaffecté est quant à elle pratiquement passée inaperçue. Les tronçonneuses sont entrées en action les 28 février et 1er mars, sans la moindre communication officielle. Les défenseurs de la nature en ville s’offusquent : "L’un de ces arbres avait 150 ans, l’autre était un peu plus jeune, mais les deux étaient parfaitement sains !" selon l’association locale "Patrimoine Environnemental Menacé" qui met en accusation "des projets de parking et autres installations en lien avec le collège voisin".

Un vieil arbre coupé, 2 000 autres à planter...

Pour les militants de la cause végétale dans la capitale sarthoise, déjà ébranlés par l’abattage de quelques autres imposants spécimens d’arbres en cœur de ville, la question se pose : "Quand va donc s’arrêter cette hémorragie ? Scientifiquement, si un arbre de 80 ans est abattu, on sait qu’il faut en planter 2 000 nouveaux, d'un volume d'un mètre cube chacun, pour compenser entièrement sa disparition. Ce qui coûterait à peu près 150 000 euros !" assurent-ils, pour conclure qu’il n’y a "aucun gain à abattre nos vieux arbres, aussi bien financier qu'environnemental". L’association relève à ce titre "le paradoxe" manceau : "C'est pour mettre en place un transport propre, en l’occurrence le tram, qu’on massacre la nature. Bilan, aucune amélioration des taux de pollution. Pour cause, on est très loin du nombre de replantations qui seraient nécessaires !".

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