Info Sarthe

Le SMUR toujours fermé à l’hôpital du Bailleul

15 novembre 2019 à 11h57 Par Noëlline Garon
Le personnel rassemblé devant l'hôpital du Bailleul ce jeudi 14 novembre
Crédit photo : Noëlline Garon

Jour de grève, ce jeudi 14 novembre, dans bon nombre d’hôpitaux en France. Au pôle santé Sarthe-et-Loir, au Bailleul, en plus de revendications nationales, les personnels réclament toujours la réouverture du SMUR.

Un débrayage a eu lieu ce jeudi 14 novembre au pôle santé Sarthe-et-Loir au Bailleul, entre 12h30 et 15h30. Le personnel de l’hôpital s’est rassemblé dans le cadre d’un appel national à la grève, mais aussi pour porter des revendications bien spécifiques à cet établissement situé entre Sablé-sur-Sarthe et La Flèche : depuis près de deux mois, le SMUR, Service mobile d’urgence et de réanimation, est fermé. "Aujourd’hui c’est le SMUR du Mans ou d’Angers qui intervient pour toutes les urgences du sud de la Sarthe donc un bassin de 150 000 habitants. Si on habite au Mans, on a plus de chance de s’en sortir si on fait un AVC alors qu’ici, ça va être compliqué de mettre en place une prise en charge rapide" détaille, alarmiste, Caroline Poirrier, déléguée du syndicat CGT.

Caroline Poirrier

Des usagers inquiets

Au côté des personnels, les usagers étaient également mobilisés ce jeudi. A l'image d'Olivier, qui vit au Bailleul et qui ne comprend pas pourquoi le SMUR reste paralysé : "Rajouter une demi-heure de délais en cas d’intervention vitale ça n’a pas de sens. Il faudrait déménager et trouver un boulot en ville". Mireille habite à Poillé-sur-Vègre et elle se sent démunie face à cette situation : "Les personnes qui vivent à la campagne et qui ont du mal à se déplacer, ça va être compliqué". En plus de mettre en danger la vie des habitants, cette fermeture ne donne pas envie aux médecins de venir travailler au Bailleul pour Matthieu Brichet co-secrétaire CGT : "Ce qui motive un médecin urgentiste c’est de savoir qu’il y a un SMUR, sans ça on n’est pas attractif". Une pétition circule, elle avait signée, aux dernières nouvelles, par 313 personnes.

Reportage Noëlline Garon