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Les Castrogontériens découvrent leur nouveau cordonnier

14 mai 2019 à 11h30 Par Enzo Sourty
Crédit photo : Gwen Guillo

Fermée depuis décembre 2018, l’unique cordonnerie du centre-ville de Château-Gontier a repris du service à la mi-avril.

À la recherche de son successeur, Jean-Michel Vergereau a trouvé en Tony Thirel la personne idéale. Ce Normand de 49 ans a investi près de 23 000 euros afin de racheter une partie du matériel de la cordonnerie de la place Paul-Doumer à Château-Gontier et et de l’agrandir, rendant aux habitants un commerce de cœur de ville qu'ils étaient semble-t-il très impatients de retrouver : "Les demandes des clients sont nombreuses et ont changé" assure le repreneur, précisant que "le métier a dû s’adapter, évoluer".

Un métier en évolution

Se contenter uniquement de l'activité cordonnerie paraît aujourd'hui presque impossible, une diversification s'impose : "Quand vous faites huit à dix paires de chaussures par jour, ça vous prend toute la journée mais ça ne fait pas suffisamment rentrer d’argent pour en vivre. Il faut donc automatiquement vendre des petits articles à côté. La cordonnerie de nos jours se rapproche plus du multiservices, on fait de la réparation de chaussures, de la rénovation de blouson en cuir, des clefs, des plaques d’immatriculation, de la gravure pour boîte aux lettres" affirme Tony Thirel.

Tony Thirel

Une histoire atypique

C’est en regardant le reportage "SOS Village" sur TF1 que Tony Thirel a décidé de prendre la succession de Jean-Michel Vergereau. L'affaire correspondait en tout point à ses attentes : "La cordonnerie se situe à trente minutes de Laval, trois quart d'heure d’Angers... donc dans le périmètre il y a un fort potentiel" dit-il. Le quadragénaire renoue, par ailleurs, avec sa passion : après une vie professionnelle riche d'un passé de vendeur, de couvreur ou encore d'assureur, Tony Thirel avait déjà été cordonnier lorsqu’il avait une vingtaine d’années.

Tony Thirel