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Les tracteurs CLAAS à la conquête du marché américain

24 février 2021 à 19h00 Par Jonathan Lateur
Crédit photo : Jonathan Lateur

Lauréat du plan de relance de l’Etat, le fabricant de tracteurs entend s'implanter sur de nouveaux marchés avec l’ambition d’augmenter ses ventes de trente pour cent d’ici 2025.

Chez CLASS, un plan d’investissement en chasse un autre. Alors que s’achève à peine un vaste projet de modernisation qui a représenté un peu plus de 40 millions d’euros de dépenses, le fabricant de tracteurs qui emploie 1 000 collaborateurs dont 700 en Sarthe, sur les sites du Mans et de Trangé, annonce de nouvelles ambitions : "Nous visons trois domaines en particulier. Un axe autour de la formation, un autre visant à améliorer notre compétitivité en réintégrant une activité peinture sur le site, et un dernier qui concerne la croissance au travers de la modernisation de notre ligne cabines dans les années à venir" détaille Etienne Bourrasseau, directeur industriel sur le site manceau.

800 000 euros d’aides publiques

Sur les 4,4 millions d’euros nécessaires à l’exécution de cette nouvelle stratégie, l’Etat va participer à hauteur de 800 000 euros, via son fond de relance : "Cette entreprise est lauréate de l’appel à projets visant l’industrie automobile. CLAAS a déposé un très bon dossier pour un projet qui vise à la fois à offrir de nouvelles capacités de production et à créer une formation diplômante. C’est un projet assez complet qui méritait ce soutien particulier. CLAAS est également une sorte de phare, de vitrine pour l’industrie sarthoise, surtout dans un département agricole comme le nôtreexplique Patrick Dallennes, le préfet de la Sarthe, en visite sur le site du Mans ce mardi 23 février.

A la conquête du continent américain

Actuellement, 10 000 tracteurs sortent chaque année des lignes de production de l’usine du Mans. Porté par cette nouvelle dynamique d’investissement, le constructeur allemand souhaite augmenter ses volumes de 30% d’ici 2025 : "Aujourd’hui, nous sommes principalement centrés sur l’Europe et vers des pays comme la Russie, l’Ouzbékistan et le Turkménistan. Nous pensons qu’il existe un vrai potentiel sur le continent américain voire d’autres pays où nous ne sommes pas encore assez présents comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Globalement, le machinisme agricole se porte bien en ce moment, les agriculteurs ont continué de travailler malgré la crise sanitaire !" conclut Etienne Bourrasseau.

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