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Loi légalisant l’euthanasie : Rémi Marchand compte sur les députés

07 avril 2021 à 19h06 Par Jonathan Lateur
Rémi Marchand, délégué 72 & 41 de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité
Crédit photo : Sweet FM

Une proposition de projet de loi visant à légaliser la pratique de l’euthanasie en France sera débattue ce jeudi 8 avril à l’Assemblée nationale. Rémi Marchand, délégué départemental de l’ADMD en Sarthe et en Loir-et-Cher appelle les députés à soutenir ce texte.

Pour des principes philosophiques et religieux, c’est un sujet qui divise toujours. La France va-t-elle, comme déjà un certain nombre de ses voisins européens, créer un droit à l’euthanasie ? Une proposition de projet de loi en ce sens sera discutée ce jeudi 8 avril à l’Assemblée nationale. Un texte pour "une fin de vie libre et choisie" défendu par le député de Charente-Maritime Olivier Falorni, mais qui fait aussi l’objet d’obstruction de la part d’élus LR.

Une majorité de Français y est favorable

L’Association pour le droit de mourir dans la dignité encourage les parlementaires à y apporter un vote favorable. "Selon les sondages, entre 60 et 95% des Français attendent cette évolution parce que la loi actuelle ne va pas suffisamment loin. L’Espagne l’a fait il y a quelques semaines, je pense que nous sommes les prochains !" assure Rémi Marchand, délégué départemental de l’ADMD en Sarthe et en Loir-et-Cher.

Écouter Rémi Marchand

Avec l'accord des médecins

Si cette loi était un jour promulguée, elle instaurerait la possibilité, dans un cadre strict, de hâter la mort de personnes désireuses d’abréger leurs souffrances : "Il faudra que la personne ayant cette volonté soit majeure, en pleine possession de ses facultés morales et intellectuelles, et qu’un collège de médecins constate qu’elle souffre d’une maladie incurable ou que son pronostic vital est remis en cause" précise Rémi Marchand.

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Que voteront nos députés ?

Sur les cinq députés que compte le département de la Sarthe, quatre devraient voter favorablement (Marietta Karamanli, Sylvie Tolmont, Pascale Fontenel-Personne et Damien Pichereau). En revanche, Jean-Carles Grelier, apparenté au groupe "Les Républicains", estime lui qu’il n’est pas nécessaire de toucher à la loi actuelle. En Loir-et-Cher, Guillaume Peltier et Stéphane Baudu partagent cet avis tandis que pour Pascal Brindeau, le sujet mérite bien "réflexion".