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Lubrizol : réouverture "pas envisageable en l’état" selon le préfet

14 novembre 2019 à 12h45 Par Julien Dubois
Crédit photo : Julien Dubois

Un mois et demi après l’incendie de Lubrizol, le patron de l’entreprise pétrochimique rouennaise souhaite un redémarrage rapide du site. Mais le préfet de Seine-Maritime, Pierre-André Durand, estime que les conditions ne sont pas réunies.

Dans un entretien accordé à L’Usine Nouvelle, publié ce mercredi 13 novembre, le président de Lubrizol France, Frédéric Henry, estime "qu’un arrêt trop long des activités sur le site pourrait entraîner sa fermeture". Une déclaration à laquelle a réagi quelques heures plus tard le préfet de la Seine-Maritime. Pierre-André Durand assure qu’il n’est pas "insensible aux considérations économiques, ni aux considérations en matière d’emploi". Pour autant, "avant de parler de réouverture, la responsabilité de l'Etat est de parler sécurité" ajoute le haut-fonctionnaire.

Une réouverture dans l’immédiat n’est pas à l’ordre du jour

Selon le préfet, une "réouverture totale n’est pas envisageable en l’état" et "il en est de même pour une réouverture partielle, sauf à produire des éléments en matière de sécurité qui soient incontestables". Pierre-André Durand rappelle également que Lubrizol doit "poursuivre les travaux de dépollution qui lui ont été prescrit, et respecter les différents arrêtés pris". Des arrêtés mettant en demeure l'industriel de se conformer aux prescriptions édictées en matière d'installations classées pour la protection de l'environnement.

Pas question de repartir à l’identique

Le représentant de l'Etat en Seine-Maritime penche plutôt pour une réouverture partielle du site. Mais pour cela, il attend de voir ce que "Lubrizol est capable de mettre sur la table". Il estime que la société devra apporter des "conditions de sécurité très fortes" ainsi qu’un "changement assez radical des process, notamment par la diminution dans des proportions considérables des stocks".