Info Loir-Et-Cher

Moisy : le trio reconnaît avoir incendié la résidence secondaire

23 février 2021 à 19h14
Le sinistre est survenu ce dimanche 21 février
Crédit photo : Gendarmerie de Loir-et-Cher

Trois jeunes gens ont été interpellés, ce lundi 22 février à Moisy, suite à deux incendies survenus dans la commune.

Pompiers et gendarmes sont intervenus vers 16h30, ce dimanche 21 février : un pavillon venait de leur être signalé en feu sur la commune de Moisy. La bâtisse, au statut de résidence secondaire, n'a pu être sauvée : la violences des flammes l'a presque entièrement ravagée. Au cours des investigations immédiatement entreprises, les enquêteurs de la communauté de grigades de Marchenoir ont tout de même pu relever quelques traces d'effraction, "laissant présumer qu’il s’agit d’un incendie volontaire" indiquent-ils. Soupçons appuyés par la présence de divers objets à l’extérieur... alors que les propriétaires affirment qu’ils se trouvaient en théorie à l’intérieur de la maison.

Trois jeunes au comportement suspect

Appelés en renfort, les gendarmes de la brigade de recherches de Vendôme ont de leur côté recueilli "des informations sur la présence de trois adolescents vus dans la commune, au comportement suspect". Or, dès le lendemain, toujours à Moisy, un nouvel incendie se déclare en début d'après-midi, cette fois au niveau d’un appentis. Les jeunes personnes soupçonnées sont présentes, tentent, tant bien que mal, d'expliquer avoir aperçu l’auteur des faits, mais en vain : les militaires décident de placer le trio en garde à vue "face aux incohérences des déclarations" indique-t-on.

Deux incendies... et un cambriolage

Durant les interrogatoires, les interpellés ont reconnu le cambriolage de la maison suivi de son incendie, ainsi que l'embrasement volontaire du cabanon : "Les perquisitions menées aux domiciles des intéressés ont permis de découvrir des bouteilles d’alcool dérobées lors du cambriolage, ainsi qu’une petite quantité de cannabis" précise la gendarmerie, avant d'indiquer qu'ils devront répondre rapidement de leurs actes devant le juge des enfants. Notons qu'en raison de la présence d’une ligne électrique aux abords du sinistre, une trentaine de foyers s'est retrouvée privée de courant pendant plusieurs heures.