Info Sarthe

Mosquée d'Allonnes : le préfet engage une procédure de fermeture

13 octobre 2021 à 10h45
La mosquée d'Allonnes

A la demande du ministère de l’Intérieur, la préfecture de la Sarthe annonce ce mercredi 13 octobre avoir engagé une procédure de fermeture de la mosquée d’Allonnes et de son école coranique.

La préfecture de la Sarthe annonce ce mercredi 13 octobre avoir engagé une procédure de fermeture de la mosquée d’Allonnes : "D’après des éléments recueillis, des prêches et l’activité de ce lieu de culte, fréquenté par des individus appartenant ou proches de la mouvance islamiste radicale, légitiment le recours au jihad armé, la mort en martyr, la commission d’actes de terrorisme et le recours à la violence, la haine et la discrimination ainsi que l’instauration de la charia" expliquent les services de l’Etat dans le département, précisant agir ainsi à la demande de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur.

110 enfants endoctrinés ?

Outre le lieu de culte, fréquenté régulièrement par quelque 300 fidèles, la mosquée d’Allonnes abrite aussi une école coranique accueillant environ 110 enfants "devant lesquels a été valorisé le djihad armé et qui constitue donc un lieu d’endoctrinement" indique la préfecture de la Sarthe : "Aux termes de la loi, l’ensemble de ces faits constitue des propos tenus, des idées et théories diffusées, ou des activités incitant à la violence, à la haine ou à la discrimination, provoquant à la commission d’actes de terrorisme ou faisant l’apologie de tels actes".

Perquisition administrative

Gilles Leproust, maire communiste d'Allonnes, indique avoir été informé d'une perquisition administrative menée dans les locaux de la mosquée à la veille des annonces du préfet. L'élu rappelle que dans le passé, "des accusations similaires avaient existé mais qu'elle s'étaient révélées infondées". La mosquée d'Allonnes est gérée par deux associations installées dans la commune: "l'Association Al Qalam" et "l'Association Allonnaise pour le Juste Milieu". Cette dernière est présidée par Karim Daoud, par ailleurs employé de la ville et responsable du club de foot : "Je n'ai pas envie de m'exprimer" a-t-il répondu à notre sollicitation.