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Surcroit d’activité à la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux

23 février 2021 à 16h16 Par Nicolas Terrien
Deux arrêts de tranche se succèdent en 2021, entraînant une hausse de 50% des intervenants sur place
Crédit photo : EDF

L’unité de production numéro 2 de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux est à l’arrêt depuis ce samedi 20 février, à 3h15. En attendant la numéro 1 en juillet, et la visite décennale en 2022 avec dix ans d’exploitation supplémentaires en ligne de mire.

Evidemment, la Covid-19 n’a pas accéléré les choses, puisqu’en 2020, seul un arrêt pour maintenance a été effectué sur l’unité numéro 1. Il s’agissait là d’un "simple" rechargement en combustible. Le programme d’arrêt a donc dû être revu, reportant de six mois l’arrêt survenu sur le réacteur numéro 2 depuis ce samedi 20 février. "Cet arrêt programmé, appelé visite partielle, vise à renouveler un tiers du combustible et à réaliser des opérations de maintenance. A titre d’exemplex, de nouveaux détecteurs incendie seront installés dans le bâtiment réacteur, une visite annuelle sera réalisée sur un diesel faisant partie des moyens d’alimentation électrique de secours internes de la centrale, etc." précise-t-on à la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux.

Nicolas André

50% d’activité supplémentaire

Aux 1 100 personnes intervenant sur place au quotidien -780 agents EDF et 350 salariés des prestataires industriels permanents- s’ajoutent des renforts en compétence sur ces arrêts de tranche. "Près de 1 500 intervenants d’entreprises partenaires seront présents sur le site dans le cadre de cet arrêt" qui doit durer entre 70 et 80 jours, avant que le même type d’opération ne soit réalisé sur l’unité de production numéro 1 à partir de juillet. "En 2022, nous aurons aussi notre visite décennale" explique Nicolas André, le directeur d’exploitation. L’enjeu ? L’autorisation de l’Agence de sûreté nucléaire pour que les deux réacteurs fonctionnent dix ans de plus. L’an dernier, 11,7 Terra-Watts/heure ont été produits par Saint-Laurent-des-Eaux, soit 3,5% de la production nucléaire nationale.

Nicolas André