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Thierry Gomez : "On doit dès aujourd’hui se projeter en National"

27 mai 2020 à 17h40 Par Jonathan Lateur
Thierry Gomez, président du Mans FC
Crédit photo : Sweet FM

Même si des possibilités de recours existent après le refus de la FFF d’autoriser une Ligue 2 à 22 clubs, le président du Mans FC préfère consacrer son énergie à la préparation de la nouvelle saison à l’échelon inférieur.

Le Mans FC jouera en National la saison prochaine. Ainsi en a décidé, le comité exécutif de la Fédération française de football, rejetant, lors d’un vote ce mercredi, la proposition de la LFP d’une Ligue 2 à 22 clubs pour la saison 2020/2021. Choix condamnant de fait la formation sarthoise victime d’une moins bonne différence de buts que ses concurrents directs : "C’est une décision à la fois injuste et cruelle. C’est une défaite lourde pour le football. On avait vraiment la possibilité d’envoyer un message de solidarité, mais ce socle a explosé en vol" déplore Thierry Gomez, président du Mans FC.

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L’argument avancé par la FFF jugé "démagogique"

Sur le fond, Thierry Gomez reproche à la Fédération française de faire valoir un argument d’équité entre le football professionnel et amateur pour justifier son refus : "C’est démagogique. Tout le monde sait que cette équité entre pros et amateurs n’existe pas. De même entre la Ligue 1 et la Ligue 2, au-delà de la convention qui permet à la Ligue 1 d’être entre 18 et 20, et à la Ligue 2 entre 16 et 22 clubs, il n’y a par exemple pas d’assistance vidéo en Ligue 2. Peut-être qu’avec la VAR, on aurait aujourd’hui un point de plus. Le vrai débat demain c’est celui de la gouvernance du football français !".

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"Il ne faut pas se tromper de combat"

Si les dirigeants manceaux ont encore la possibilité de contester cette décision, Thierry Gomez n’en fait pas sa priorité : "Il y a des recours possibles devant le Conseil d’Etat et le CNOSF, mais très sincèrement, il ne faut pas se tromper de combat. Dès aujourd’hui, on doit se projeter en National parce que c’est un championnat compliqué avec de grosses équipes comme Bastia, Laval et Orléans. Si on reste sur ce goût amer et cette décision négative pour nous, on n’avancera pas, alors que ce qui est important c’est de continuer à faire avancer le club" conclut le président.

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