Info Loir-Et-Cher

Violences conjugales : le "3919" sur les tickets de caisse en Loir-et-Cher

30 avril 2020 à 16h04 Par Noëlline Garon
Le numéro d'écoute 3919 est imprimé sur les tickets de caisse de certains commerces du Loir-et-Cher
Crédit photo : Noëlline Garon

La gendarmerie de Loir-et-Cher a mis en place un dispositif simple pour lutter contre les violences conjugales : imprimer le numéro d’urgence sur les tickets de caisse des commerçants.

"Victimes de violences conjugales ? Le 3919 à votre écoute" : voici le message quiapparaît en haut des tickets de caisse de certains commerces loir-et-chériens. Ce dispositif a été mis en place par la gendarmerie du département : "L’idée était donc d’imprimer sur chaque ticket de caisse un message de prévention avec les numéros d’écoute en cas de violences conjugales" précise le lieutenant-colonel Grégoire Charle du groupement de gendarmerie du Loir-et-Cher. Les militaires ont sollicité les commerçants du territoire, notamment les supermarchés qui voient passer beaucoup de clients, mais aussi les magasins de bricolage, les jardineries, les boulangeries, les centres de contrôle technique et les pharmacies : "Pour le moment, plusieurs dizaines de commerces ont répondu favorablement à notre demande" se félicite le lieutenant-colonel Grégoire Charle.

Pas de hausse des violences conjugales et intrafamiliales en Loir-et-Cher

Malgré le confinement, les militaires du Loir-et-Cher n’ont pas noté de recrudescence des violences conjugales et intrafamiliales dans le département, mais le lieutenant-colonel Grégoire Charle reste prudent : "On peut facilement imaginer que pour une victime de violences conjugales qui est tout le temps avec son conjoint en ce moment, faire la démarche de sortir pour porter plainte, ça peut être compliqué. Je rappelle aussi que toutes les brigades accueillent 24 heures sur 24 dans leurs locaux les victimes de violence et traitent leur problématique de façon prioritaire" complète-t-il. En revanche, le nombre d’interventions suite à des appels au 17 a augmenté : "Il s’agit souvent de tensions au sein des familles, de disputes, mais qui n’entraînent pas de plaintes pénales" conclut le lieutenant-colonel Grégoire Charle.

Le lieutenant-colonel Grégoire Charle, invité de notre émission "Spéciale COVID-19" ce jeudi 30 avril :

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