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Zoo de Beauval : le petit okapi se porte bien

15 octobre 2018 à 12h22 Par Emilien Borderie
Mambasa, le petit okapi né au parc de Beauval le 4 août dernier
Crédit photo : Parc zoologique de Beauval

Né le jour de l’anniversaire du bébé panda devenu emblématique du zoo de Beauval, Mambasa était condamné, dès sa venue au monde, à un certain anonymat. N’empêche, du haut de ses trois mois, ce petit okapi va très bien. Et la naissance d’un tel animal sous nos latitudes, on l’a peu souligné, est exceptionnelle.

Les responsables du parc zoologique de Beauval l’admettent eux-mêmes : né le 4 août, Mambasa s’est un peu fait voler la vedette par le premier anniversaire de Yuan Meng, le célébrissime bébé panda. "Mais aujourd’hui notre petit okapi a ses propres fans, il se porte à merveille et on pourrait le qualifier de téméraire par rapport aux attitudes plutôt très timides de son espèce puisqu’il sort déjà avec sa mère dans son enclos extérieur et bientôt il se mêlera au reste du groupe" explique Priscille Lacoste, responsable de la communication.

Dénommé en référence à une forêt africaine

Pourquoi donc l’avoir baptisé "Mambasa" ? En référence à un territoire situé dans la forêt d’Ituri en République Démocratique du Congo, qui sert de refuge aux dernières populations d’okapis vivants encore à l’état sauvage. La venue au monde d’un okapi est donc forcément un événement. Plus encore en France : "La dernière naissance à Beauval remonte à cinq ans et nous sommes seulement deux parcs zoologiques dans le pays à accueillir l’espèce" précise-t-on.

Une espèce menacée, sous surveillance

À sa naissance, au sein d’un groupe de quatre okapis, Mambasa pesait 20 kilos et il a tout de suite tété sa mère, Tafari, dont c’était le premier petit. Son papa, Henry, est arrivé en mars 2017 dans le cadre du programme de reproduction de l’espèce. Cette naissance est donc une heureuse nouvelle pour la sauvegarde des okapis, classés en danger sur la liste rouge des espèces menacées par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Il ne resterait plus que 10 000 à 15 000 individus dans les forêts congolaises.