Nogent-le-Rotrou : deux gendarmes blessés par les tirs d’un octogénaire retranché
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Modifié : 0h01 par Nicolas Terrien
Un homme de 82 ans a ouvert le feu sur des gendarmes intervenus dans la soirée de ce samedi 20 juin à Saint-Jean-Pierre-Fixte. Deux militaires ont été blessés aux jambes. Retranché durant plusieurs heures à son domicile, le suspect s’est finalement rendu sans résistance. Le parquet de Chartres a ouvert une enquête pour "tentatives d’homicides volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique".
Les faits se sont produits ce samedi 20 juin vers 18h50. Alertés par l’épouse d’un habitant de Saint-Jean-Pierre-Fixte, les gendarmes sont intervenus après que cet homme de 82 ans a quitté son domicile armé d’un fusil. Selon les informations communiquées par le parquet de Chartres, il tenait alors des propos inquiétants tels que : "c’est la révolution" ou encore "Macron a été destitué". À leur arrivée, cinq militaires du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Nogent-le-Rotrou sont accueillis par une fille du couple. Celle-ci leur indique que son père se trouve dans le jardin, dissimulé derrière un cèdre et porteur d’une arme. Après avoir mis la famille à l’abri, les gendarmes tentent d’engager le dialogue tout en progressant vers lui.
Trois coups de feu contre les gendarmes
C’est au cours de cette phase de négociation que la situation bascule. L’octogénaire tire à trois reprises en direction des gendarmes. Deux d’entre eux sont atteints aux jambes. Les militaires répliquent alors tandis que le tireur se replie dans le sous-sol de son habitation, où il demeure retranché plusieurs heures. Pris en charge dans un premier temps au centre hospitalier de Nogent-le-Rotrou, les deux gendarmes blessés sont ensuite transférés vers les hôpitaux de Chartres et de Clamart. Leur pronostic vital n’est pas engagé. Face à la gravité des faits, le parquet de Chartres diligente immédiatement deux enquêtes distinctes : l’une confiée à la brigade de recherches de Nogent-le-Rotrou pour les faits visant les gendarmes, l’autre à la section de recherches d’Orléans concernant l’usage des armes par les militaires. Dans ce cadre, "les armes utilisées par les gendarmes étaient saisies et leurs auditions rapidement réalisées", précise le procureur Frédéric Chevalier.
Une reddition après l’intervention du Gign
Le magistrat de permanence s’est rendu sur place afin de coordonner les premières investigations. Le Gign a également été mobilisé pour conduire les opérations de négociation et préparer une éventuelle interpellation. Finalement, ce samedi à 22h50, l’homme s’est rendu sans difficulté. Inconnu jusqu’alors des services judiciaires, cet ancien artisan retraité a été placé en garde à vue pour tentatives d’homicides volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Blessé à une main par un projectile métallique, il a été opéré au centre hospitalier du Mans. Le suspect doit également faire l’objet d’une expertise psychiatrique. À ce stade, il n’a pas encore été entendu par les enquêteurs. Le parquet de Chartres indique qu’un nouveau communiqué sera diffusé en fonction de l’évolution des investigations et des décisions judiciaires à venir.
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