Policiers agressés au Mans : la garde à vue du suspect levée

Rue le Verrier le Mans

Modifié : 10h55 par Corentin Allain / crédit photo : Clément Rohée

La procureure de la République du Mans revient en détail sur l’agression au couteau de quatre policiers survenue ce dimanche 24 mai dans un immeuble du quartier des Sablons. Les fonctionnaires avaient répliqué avec leur arme de service. Gravement blessé, opéré, puis placé en garde à vue, le suspect a finalement été emmené dans un établissement psychiatrique.

Il jetait toutes sortes d’objets par la fenêtre de son appartement de la rue Le Verrier, au Mans : voilà comment a débuté une intervention qui allait prendre une tournure bien particulière ce dimanche 24 mai à la mi-journée. Une fois sur place, l’équipage "police-secours" fait face à un homme d'une trentaine d'années muni de deux couteaux, "dont l’un d’une longueur d’une trentaine de centimètres" précise la procureure de la République du Mans, Carine Halley, dans un communiqué.

Gaz lacrymo puis coups de feu

Refusant de se soumettre aux injonctions, il tente alors de leur porter des coups "tout en récitant des prières du Coran". Il parvient à toucher trois agents, dont un à la clavicule. En réaction, les policiers sortent le gaz lacrymogène, avant de faire usage de leur arme de service et de tirer à quatre reprises. Le suspect se retranche ensuite à l'intérieur de son appartement, où il est interpellé une heure plus tard, non sans avoir blessé à la main un autre policier avec l'une de ses lames.

Pronostic vital levé, la garde à vue aussi

Hospitalisé au Mans, "il présente à son arrivée au centre hospitalier quatre blessures par balles au niveau de l’abdomen, de l’épaule et des cuisses, et subit une intervention chirurgicale" poursuit Carine Halley. L’opération permet de lever le pronostic vital, l’intéressé est alors placé en garde à vue et fait l’objet d’un examen psychiatrique, qui "établit l’incompatibilité de son état mental avec la mesure et sa nécessaire prise en charge en milieu spécialisé" détaille-t-on.

Sa compagne jugée ce vendredi

Les deux policiers ayant tiré ont eux aussi été entendus, "conformément à la doctrine en la matière" pour les conditions d’usage de leurs armes, mais leur garde à vue a été levée. Enfin, la compagne du mis en cause a également été interpellée pour s’être interposée lors de l’intervention des forces de l’ordre. Mise en examen notamment pour "rébellion, outrages et menaces de mort", elle a été placée en détention provisoire et doit être jugée ce vendredi 29 mai.