Rouen : des plaintes déposées suite à une agression près de la foire Saint-Romain
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Modifié : 15h01 par Julien Dubois / crédit photo : Sweet FM
Un groupe composé d'une dizaine de jeunes catholiques a été agressé, ce samedi 31 octobre à Rouen, alors qu'il se rendait à la foire Saint-Romain. Deux personnes ont été blessées. Le maire, Nicolas Mayer-Rossignol, a saisi le procureur de la République, qui a ouvert une enquête.
Quatre hommes âgés d’environ 25 ans ont déposé plainte pour des violences "à raison de la race, l'ethnie, la nation ou la religion". Ils font partie d'un groupe d'une dizaine d'amis, agressés à Rouen alors qu'ils se rendaient à la foire Saint-Romain. Les faits se sont déroulés ce samedi 31 octobre vers 23h30 : "La police municipale de Rouen était requise par un passant pour intervenir au niveau des Docks 76, pour une rixe en cours. Sur place, trois personnes étaient identifiées comme victimes, et mettaient en cause un groupe d’une quinzaine d’individus, vêtues de noir. Trois autres personnes étaient identifiées comme témoins. Le rapport de la police municipale était remis à la police nationale" rapporte le parquet de Rouen.
Des hospitalisations
Les quatre personnes interrogées ont déclaré qu'elles entonnaient "un chant catholique" dans la rue lorsqu'elles ont été prises à partie et violentées. "Deux des plaignants remettaient aux enquêteurs des compte-rendu du service des urgences de l’hôpital de Rouen, dont ils étaient repartis immédiatement après examen : un des deux présentait des blessures. Les quatre plaignants ont été invités à se rendre pour examen médico-légal au Centre d’accueil spécialisé pour les agressions de l’hôpital de Rouen. Le reste des amis du groupe -à identifier- serait uniquement témoins des faits" ajoute-t-on.
La municipalité dénonce
Le maire de Rouen a saisi le procureur de la République au titre de l’article 40 du code de procédure pénale : "Selon les déclarations recueillies par nos agents de la police municipale, ces violences pourraient avoir été motivées par des chants religieux entonnés par les victimes et leurs amis" réagit Nicolas Mayer-Rossignol. "Cette circonstance, si elle était confirmée, serait particulièrement préoccupante et constituerait une atteinte grave aux principes de liberté de conscience et de religion auxquels notre République est profondément attachée" ajoute l'élu.
Identifier les auteurs et les témoins
L'enquête, qui vise à "retracer le déroulement détaillé des faits, en identifier les auteurs, et en préciser les éventuels mobiles", a été confiée à la Division de la criminalité territoriale. "L’ensemble des images de vidéoprotection du secteur sont en cours d’exploitation. Les témoins sont à identifier et entendre. Un s’est présenté spontanément ce jour aux enquêteurs. Un autre s’est exprimé sur un plateau de télévision ce matin : toutefois, à ce stade, il ne s’est manifesté auprès ni de mon parquet ni de la police" conclut Sébastien Gallois.
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