Solène Leprince : "Je n'ai aucun souvenir de la nuit du 4"

Dany Leprince

Modifié : 7 mai 2026 à 18h55 par Jonathan Lateur et Emilien Borderie / crédit photo : Sweet FM

Ses déclarations étaient très attendues : Solène, nièce de Dany Leprince, s'est exprimée devant les juges ce jeudi 7 mai à Paris. Son oncle, qui a toujours clamé son innocence, espère obtenir, plus de trente ans après le quadruple-meurtre de Thorigné-sur-Dué, une révision de sa condamnation à perpétuité.

"On a voulu me faire porter une responsabilité, on m’a instrumentalisée" : voilà les mots prononcés par Solène Leprince ce jeudi 7 mai à Paris, devant les magistrats qui seront amenés à décider si l'oncle de cette femme aujourd'hui âgée d'une trentaine d'années, pourra bénéficier, ou non, d'un nouveau procès dans l'affaire des quatre meurtres perpétrés à Thorigné-sur-Dué en 1994. S'il est certes désormais libré après pratiquement deux décennies de prison, Dany Leprince reste officiellement condamné à perpétuité, reconnu comme ayant été l'unique coupable des faits.

"Je veux un nouveau procès, je veux la vérité"

Solène, 2 ans à l'époque des faits, a poursuivi en assurant n'avoir "aucun souvenir de la nuit du 4". -le dimanche 4 septembre, soir du drame- : "C’est ma nourrice qui m’a expliqué plus tard que mon oncle était coupable. Je veux un nouveau procès pour mes parents et mes sœurs. Je veux connaître la vérité. Je ne crois pas qu’un homme seul ait pu commettre les crimes" a-t-elle déclaré, invitant la justice à s'intéresser aux rôles qu'auraient pu jouer, dans cette tragédie, sa tante et sa cousine : "Pourquoi Martine et Célia n’ont jamais été inquiétées ?" l'a-t-on entendue questionner.

L'avocat général requiert un nouveau procès

Dans la foulée de la présentation par ses conseils de plusieurs "nouveaux éléments" susceptibles de faire naître un doute sérieux sur le traitement judiciaire réservé jusqu'à maintenant à ce dossier, Dany Leprince a lui-même été invité à prendre la parole : "Je tiens à vous dire que je suis totalement innocent" a-t-il sans surprise et une nouvelle fois asséné, déterminé à obtenir une révision. Il n'en a jamais été aussi proche : l'avocat général requiert un nouveau procès, mais il faudra encore patienter jusqu'au 2 juillet pour savoir si la cour suivra.