Suèvres : une aide-soignante de 40 ans succombe, son conjoint est interpellé
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Modifié : 17h35 par Emilien Borderie
Une femme de 40 ans, aide-soignante domiciliée à Suèvres, a succombé ce vendredi 12 juin sous les coups, semble-t-il, de son conjoint avec lequel elle était en instance de séparation. Le couple avait quatre enfants, mineurs.
Peu après minuit, ce vendredi 12 juin, les gendarmes sont intervenus au domicile d’une famille, à Suèvres, suite à un appel au "17" effectué par une adolescente de 16 ans, "indiquant que son père avait porté plusieurs coups de couteau à sa mère" fait savoir Stéphane Javet, procureur de la République de Blois en précisant qu'à l'arrivée des militaires, "les quatre enfants du couple, âgés de 4 à 16 ans, se trouvaient à l'étage, réfugiés dans une chambre".
Décès prononcé au domicile
Après de vaines tentatives de réanimation, le décès de la victime, aide-soignante âgée de 40 ans, a été prononcé, à 1h38 du matin : "Plusieurs plaies par arme blanche étaient relevées, dont certaines sur des zones vitales" détaille-t-on, sous réserve des résultats d'une autopsie qui devait avoir lieu dans l'après-midi. Activement recherché, l'auteur présumé du crime, âgé de 50 ans, a été interpellé vers 3h45 du matin à Blois, en état d’ivresse, par la police nationale.
Chambre d'hôpital gardée
La garde à vue de l'agresseur a été levée à 6h55, "cette mesure ayant été déclarée incompatible avec son état de santé puisqu'une suspicion de pneumothorax a été mise en exergue, nécessitant une hospitalisation" ajoute Stéphane Javet. Aux dernières nouvelles, l'état de l'intéressé était "stable", malgré deux plaies en région thoracique : "Des militaires de la gendarmerie nationale assurent actuellement une garde statique devant sa chambre d’hôpital" apprend-on.
Contexte de "forte jalousie"
Les faits sont semble-t-il intervenus dans un contexte de séparation et "de forte jalousie exprimée par le mis en cause" : la victime, qui était sur le point de prendre possession d’un logement social avec ses enfants, avait pu confier qu’elle subissait des violences psychologiques mais aussi, à certaines occasions, des violences physiques. Ce vendredi 12 juin, une ordonnance de placement provisoire a été ordonnée par le parquet de Blois auprès de l’Aide sociale à l’enfance de Loir-et-Cher pour l’ensemble de la fratrie.
Information judiciaire à suivre
"L’auteur présumé sera placé en garde à vue dès que cela sera médicalement possible ; cette mesure sera en toute logique suivie de l’ouverture d’une information judiciaire en matière criminelle. L’enquête en flagrance menée sous l’autorité du procureur de la République puis l’information judiciaire qui s’ensuivra s’attacheront bien évidemment à déterminer avec précision l’enchainement des faits et le contexte de leur survenance" nous fait savoir le parquet.
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