Transports en commun : fréquentation en hausse partout sauf au Mans

Le Mans

Modifié : 12h21 par Emilien Borderie

Les chiffres de la fréquentation pour les bus et le tramway de l'agglomération du Mans ont nettement baissé en 2025.

"2025 a constitué une nouvelle année de redressement de la fréquentation des transports collectifs urbains, consécutive à l’épidémie de Covid-19 qui avait entraîné en 2020 un effondrement de moins 34%, inédit par son ampleur depuis plusieurs décennies, du nombre de voyages" annonce la Dreal -pour "Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement"- des Pays-de-la-Loire. Dans tous les chefs-lieux de la région... sauf au Mans, où l'on constate au contraire une baisse, sur la même période, de 6,6%.

 

Evolution nombre de voyages 2024/2025

↗️ Nantes : 154 126/158 771 +3% 
↗️ Angers : 42 945/44 099 +2,7% 
↘️ Le Mans : 27 669/25 848 -6,6% 
↗️ Laval : 5 133/5 688 +10,8% 
↗️ La Roche-sur-Yon : 3 092/3 104 +0,4% 

 

L'impact évident des travaux

Que s'est-il donc passé dans la capitale sarthoise ? "Des travaux d’ampleur de modernisation et d’extension du réseau ont perturbé la desserte de nombreux arrêts en 2025" explique la Dreal : il s'est agi de rallonger les quais en vue de la mise en service de tramways de grande capacité et de créer à l’automne trois lignes de bus rapides, baptisées "Chronolignes", chantiers qui ont notamment entraîné des interruptions des lignes T1 et T2 -partielles dans l’année et totale entre le 21 juillet et le 17 août 2025-.

Le Mans

Le tramway devance les bus

Preuve de l'impact des travaux, la ligne de tram T1 a généré 8,8 millions de voyages l'an passé, soit -10%, tandis que la fréquentation de la seconde ligne, moins touchée, s’est élevée à 7,1 millions de voyageurs, en hausse donc de 8% sur un an. Sur l'ensemble du réseau Setram, les deux lignes du tramway ont néanmoins "pesé" 15,9 millions de voyageurs en 2025 -en baisse de 3% par rapport à 2024-, ce qui représente 62% du total. Les bus classiques, eux, ont "perdu" 12% de leurs passagers.