Une maison des livreurs en projet à Rouen
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Modifié : 17 avril 2026 à 15h35 par Julien Dubois / crédit photo : Sweet FM
Afin d’améliorer des conditions de travail précaires, des livreurs à vélo de l'agglomération rouennaise souhaitent disposer d'un lieu pour se reposer entre deux courses, recharger leurs batteries ou réparer leurs vélos, sur le modèle de ce qui existe à Paris, Bordeaux ou Nantes.
Précarité financière, insécurité routière, douleurs physiques : les conditions de travail difficiles auxquelles sont confrontés les livreurs à vélo des plateformes comme UberEats et Deliveroo ont été récemment pointées du doigt par une étude de Médecins du monde. A Rouen, l'ONG accompagne justement ces livreurs dans leur combat pour améliorer leur quotidien. L'ASALR, l'association de soutien et d'accompagnement des livreurs de Rouen, a vu le jour il y a un an et souhaite désormais disposer d'une maison des livreurs, comme à Paris, Nantes ou encore Bordeaux. "Pour pouvoir se regrouper, charger nos téléphones, les batteries de vélos, réparer les vélos" explique Mohamed Soumah, secrétaire de l'association. "Si tu es logé à Canteleu, où à la Grand-Mare, à Bonsecours, tu ne peux pas venir dans Rouen avec ton vélo et y retourner. Ton vélo sera déchargé" indique Mohamed Bangoura.
Des livreurs sans-papiers
Aujourd'hui, l'association se réunit une fois par semaine dans les locaux de médecins du monde, où ses membres bénéficient parfois de consultations d'ostéopathies, ou d'ateliers en lien avec la sécurité routière. Les livreurs abordent autour d'un café les problématiques liés à leur travail, bien souvent la seule solution pour disposer d'une source de revenus. "Au moment de l'hiver, ce n'est pas facile pour nous […] Il y a beaucoup d'accidents. Les gens qui font ce travail-là, la plupart sont des sans-papiers" ajoutent-ils. "On aimerait faire un autre travail que ça, mais si tu n'as pas de papiers, on ne peut pas t'embaucher" constate Aboubakar.
Etre plus visibles
Et à travers cette maison des livreurs, un projet présenté à la municipalité de Rouen, l'association souhaite également mettre l’accent sur le manque de considération envers les livreurs, de la part des plateformes et des clients eux-même. "S'il y a un problème entre nous et les clients, c'est les clients qui vont être considérés plus que nous" déplore Mohamed Soumah. "En partant livrer une commande, je suis tombé de mon vélo quand je suis parti. Le client, il s'en fichait. Sa commande était endommagée, il a fait un signalement" ajoute Aboubakar, qui admet également avoir été victime de comportements racistes lors de certaines livraisons. L’association des livreurs a obtenu un accord de principe pour bénéficier d'un lieu sur la rive gauche, au niveau du "Quartier Libre". Deux bâtiments préfabriqués de chacun 25m2 pourraient être installés, mais l’installation, avant l'hiver prochain, si possible, nécessite des fonds. La somme de 20 000 euros est avancée. Une subvention de la ville est espérée. "Nous sommes en attente" lancent plusieurs membres de l'association.
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