Violences sexuelles sur mineurs : trois agents de la ville de Rouen visés par des plaintes

Violences écoles

Modifié : 13h01 par Julien Dubois / crédit photo : ville de Blois

Trois plaintes pour des violences sexuelles sur mineurs ont été déposées à Rouen. Elle auraient été commises au sein d'une crèche et de l'accueil de loisirs d'une écoles. Trois agents municipaux ont été suspendus et une enquête est en cours.

En plein scandale sur la multiplication des affaires de violences sexuelles, à Paris, dans le périscolaire, la ville de Rouen a annoncé ce vendredi 22 mai avoir suspendu trois de ses agents. Cela fait suite au dépôt de trois plaintes pour des soupçons de violences sexuelles au sein de deux structures gérées par la municipalité. "Les agents concernés ont été immédiatement éloignés des enfants et suspendus à titre conservatoire pendant toute la durée de l’enquête, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur" indique la ville dans un communiqué adressé aux médias.

Une enquête est en cours

Deux des plaintes déposées "concernent la crèche municipale Pierre de Lune. À la suite des entretiens menés par la Direction municipale de la Petite Enfance avec les familles ainsi que des investigations internes, la Ville de Rouen a procédé à un signalement auprès du procureur de la République, conformément à l’article 40 du Code de procédure pénale. Une enquête judiciaire a été immédiatement ouverte et est actuellement en cours" poursuit-t-elle.

L’école Hameau des Brouettes parmi les deux structures concernées

Concernant la troisième plainte, elle vise celle-ci "un agent d’un Accueil de Loisirs Sans Hébergement (ALSH) municipal, intervenant dans le cadre des activités extrascolaires et périscolaires de l’école Hameau des Brouettes. Cette personne avait été recrutée conformément aux qualifications requises et après vérification de son absence au fichier national des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes".

Les familles contactées ou reçues par la ville

Contacté au sujet de l'enquête en cours, à laquelle fait référence la ville de Rouen, le parquet n'a pour l'heure pas répondu à notre sollicitation. "Dans un souci de transparence les élus et les services municipaux se tiennent à la pleine disposition des familles concernées, qui ont toutes été contactées ou reçues, tout en respectant naturellement le secret de l’instruction" assure la ville, qui a également engagé des audits organisationnels au sein des structures concernées.