Violences sexuelles sur mineurs : trois agents de la ville de Rouen visés par des plaintes

Violences écoles

Modifié : 26 mai 2026 à 14h53 par Julien Dubois / crédit photo : ville de Blois

Trois plaintes pour des violences sexuelles sur mineurs ont été déposées à Rouen. Les faits aurait été commis au sein d'une crèche et de l'accueil de loisirs d'une école. Trois agents municipaux ont été suspendus et une enquête est en cours.

En plein scandale sur la multiplication des affaires de violences sexuelles, à Paris, dans le périscolaire, la ville de Rouen a annoncé ce vendredi 22 mai avoir suspendu trois de ses agents. Et ce, suite au dépôt de trois plaintes pour des soupçons de violences sexuelles au sein de deux structures gérées par la municipalité : "Les agents concernés ont été immédiatement éloignés des enfants et suspendus à titre conservatoire pendant toute la durée de l’enquête, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur" indique la ville dans un communiqué adressé aux médias.

Une enquête est en cours

Deux des plaintes déposées "concernent la crèche municipale Pierre-de-Lune. À la suite des entretiens menés par la direction municipale de la petite enfance avec les familles ainsi que des investigations internes, la Ville de Rouen a procédé à un signalement auprès du procureur de la République, conformément à l’article 40 du Code de procédure pénale. Une enquête judiciaire a été immédiatement ouverte et est actuellement en cours" lit-on.

L’école Hameau-des Brouettes

La troisième plainte vise quant à elle "un agent d’un Accueil de loisirs sans hébergement municipal, intervenant dans le cadre des activités extrascolaires et périscolaires de l’école Hameau-des-Brouettes. Cette personne avait été recrutée conformément aux qualifications requises et après vérification de son absence au fichier national des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes".

Les familles contactées ou reçues

"Une enquête en cours suite à un signalement effectué par la ville de Rouen pour agression sexuelle sur mineurs. Les mis en cause sont un homme et une femme. A ce jour, une plainte a été déposée. Un second signalement est en cours de de traitement" confirme le parquet. "Dans un souci de transparence, les élus et les services municipaux se tiennent à la pleine disposition des familles concernées, qui ont toutes été contactées ou reçues, tout en respectant naturellement le secret de l’instruction" assure la municipalité, qui a également engagé des audits organisationnels au sein des structures concernées.