A Mer, le week-end où le temps avance, la passion prend le sien !
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Modifié : 19h45 par Nicolas Terrien
Chaque année, la bourse horlogère de Mer rassemble passionnés, collectionneurs et curieux venus de toute l’Europe. Un rendez-vous à part, où les aiguilles tournent parfois à rebours... surtout lorsqu’il coïncide avec le week-end du changement d’heure !
Depuis plus de vingt ans, la bourse horlogère de Mer s’est imposée comme une référence : "90 exposants venus de sept pays européens et près de 1 000 visiteurs sur une journée et demie" détaille son président, Bernard Portheault. Une longévité qui repose sur une exigence spécifique car ici, chaque pièce est contrôlée : "Nous avons un expert qui passe sur tous les stands. Cela garantit aux acheteurs que ce qu’ils acquièrent correspond exactement à ce qui est annoncé" insiste-t-il. Une rigueur qui forge la réputation du salon, souvent qualifié -par ses propres exposants- de l’un des plus qualitatifs d’Europe.
Le boom de la montre vintage
Au fil des années, les tendances ont évolué. Exit les horloges anciennes et les montres à gousset : place désormais aux montres-bracelets, et surtout au vintage : "Aujourd’hui, la collection est surtout basée sur des montres des années 60 maximum" observe Bernard Portheault. Une tendance confirmée par les exposants : "Le vintage s’est réveillé ces dernières années" souligne Telio Mériel, horloger chez "Spicy Watches" à Bourges. D’ailleurs, dans les allées, le rajeunissement du public saute aux yeux : "On est passé d’un âge moyen de 80 ans à 25-30 ans" note avec satisfaction le président.
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Entre passion et transactions
À Mer, on ne vient pas seulement acheter. On vient aussi échanger : "Le but, c’est de passer un bon moment entre passionnés" explique Telio Mériel. Certaines montres attirent particulièrement l’attention, comme cette Rolex Explorer II de 1971, "la préférée de Steve Mc Queen", proposée autour de 24 000 euros : "Une pièce d’exception" assure le Berruyer, emblématique d’un marché où la rareté fait la valeur. Mais tous les budgets peuvent trouver leur bonheur : "On peut encore découvrir des montres accessibles et de qualité" rappelle Jean-Luc Martin, président des experts horlogers de France, présent pour sécuriser les transactions.
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Un héritage horloger bien ancré
Si Mer accueille cet événement, ce n’est pas un hasard. À quelques kilomètres de là, Blois fut au XVIe siècle une capitale européenne de l’horlogerie, comptant jusqu’à 50 artisans. Aujourd’hui encore, cet héritage perdure à travers des horlogers spécialisés dans la restauration : "Ils sont les dignes héritiers de ce savoir-faire séculaire" souligne Bernard Portheault. Le temps d’un week-end -celui où l’on change d’heure-, la boucle est presque bouclée : à Mer, passé et présent se rencontrent, et l’horlogerie continue de faire battre les cœurs... à la seconde près !
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